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Dans la peau d’un cambrioleur

Lorsque l’on est victime d’un cambriolage, on a tendance à réagir avec fatalité.

« Pourquoi est-ce tombé sur moi ? Je n’ai vraiment pas de chance ! C’est normal avec les vacances, les cambrioleurs sont de sortie…» sont souvent les premières réactions que l’on peut observer.

Pourtant, ce serait une erreur de croire que les malfaiteurs frappent au hasard. Un cambriolage n’est jamais le résultat d’un mauvais concours de circonstance, mais toujours d’une situation qui aurait pu être évité.

La prévention joue un rôle fondamental et permet d’éviter les intrusions et donc les réparations d’un serrurier Paris.

Afin de le comprendre, mettons-nous quelques instants dans la peau d’un cambrioleur. Ainsi nous pourrons mieux analyser et comprendre ce qui peut expliquer et motiver le choix d’un voleur. Frapper un domicile plutôt qu’un autre peut s’expliquer logiquement avec ce petit exercice.

Repérage des lieux

Le premier travail sera donc de repérer les lieux, et tel un détective, observer les indices permettant de savoir quel domicile sera le plus apte à être visité.

La boîte aux lettres constitue le premier point afin de collecter des informations. Une boîte pleine peut indiquer l’absence des occupants depuis plusieurs jours. N’hésitez donc pas à faire relever votre courrier.

Il n’est pas rare pour le malfrat, d’aller sonner directement chez une victime potentielle, afin de s’assurer de sa présence en journée ou en soirée. Le cambriolage se déroule aussi bien en plein jour que dans la nuit.

Le voleur peut également appeler à la maison, sur la ligne fixe afin de vérifier si une personne est présente à la maison. Aujourd’hui les opérateurs téléphoniques permettent le renvoi d’appel vers votre mobile : idéal pour décourager les cambrioleurs qui hésiteront à s’en prendre à votre logement.

Afin de ne pas être dérangé, un cambrioleur aura tendance à s’en prendre aux étages d’un immeuble avec le moins de passage, donc souvent les derniers étages. Si vous y êtes logés, redoubler de vigilance.

Un cambrioleur cherche la tranquillité, donc n’hésitez pas à laisser la radio ouverte, ou à placer des minuteurs pour laisser la lumière s’ouvrir à certaines heures.

La recherche de la facilité et de la rapidité

Un cambrioleur opère toujours avec rapidité. Moins il reste longtemps sur une opération, moins il prend le risque de se faire attraper.

Si aucune porte est totalement inviolable, un cambrioleur choisira donc nécessairement celle qui lui causera le moins de soucis, et lui offrira le moins de résistance possible, le tout dans l’environnement le plus calme possible. Le cambrioleur ne supporte pas être dérangé pendant l’exécution de l’effraction.

Le temps moyen d’intervention d’un voleur sur une porte doit être de moins d’une minute, et le plus souvent, l’effraction sur la porte durera une trentaine de secondes. On l’oublie trop souvent mais 80% des intrusions se font via la porte d’entrée.

Plus une porte et une serrure comportent de difficulté moins elle sera sujette à une attaque.

Lors d’un cambriolage, l’attaque se déroule ainsi : tout d’abord la serrure est prise d’assaut, soit par crochetage, ou en force, en étant arraché ou via le perçage du cylindre. Plus votre serrure est sécurisée, plus il devra perdre du temps dessus. Une serrure certifiée est bien plus chronophage, et suscitera donc plus facilement l’abandon de la part du voleur.

Il est donc essentiel d’être en possession d’une serrure doté d’une norme A2P délivré par le CNPP. Si vous estimez votre logement à risque, un certificat A2P 3 étoiles constituera une excellente protection.

Plus violent que l’attaque de la serrure, dans le cas où les pênes s’encastrent dans un bâti en bois simple, et sans protection métallique, alors l’utilisation d’un pied de biche est une méthode rapide et efficace. En moins de deux minutes la porte sera ouverte. La même méthode est utilisée afin de faire céder la porte du côté des paumelles.

Une dernière technique consiste à s’en prendre directement à la porte. Les portes privilégiées par les malfaiteurs sont constituées de bois, à l’exception du chêne, ou de plaques d’acier de 15/10ème d’épaisseur. Ces portes offrent une résistance faible et cèdent au bout de trois minutes.

Un cambrioleur hésitera donc à s’attaquer à une porte blindée (acier de 20/10ème minimum d’épaisseur) dotée de bâti également renforcé. Encore une fois, la certification offerte par le CNPP vous offre une excellente garantie.

Ainsi, en quittant votre domicile, que ce soit pour aller au travail en journée, ou partir en vacances, placez vous quelques instants à la place d’un cambrioleur, et posez vous des questions simples « Que ferais-je à sa place ? ».

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